Comment étudier une course au trot pour gagner de l’argent au PMU ? Faire le papier consiste à comparer les chances des chevaux en tenant compte de leur forme, de leurs performances, de leur engagement et de leur aptitude au parcours. Les chronos, les lignes, la ferrure et le déroulement probable de la course permettent également de pousser l’analyse encore plus loin.
Fréquence Turf vous présente vingt conseils pratiques pour mieux interpréter ces informations, repérer les candidatures intéressantes et éviter les erreurs courantes. Vous trouverez également une vidéo explicative et des sites utiles pour consulter les performances et revoir les courses en replay !
Les 20 astuces à connaître
1 – Parier sur les courses au trot et privilégier le jeu simple
Premier constat vérifié par une majorité de turfistes et validé par une masse d’enjeux plus conséquente : les courses au trot sont les plus intéressantes sur le plan du jeu et de la logique pure. Au trot, malgré les disqualifications pour allures irrégulières (DAI), les chevaux répètent généralement leur valeur et, lorsque ce n’est pas le cas, il y a une explication logique.
Autre certitude : le pari en jeu simple gagnant ou placé est la meilleure façon de faire du bénéfice en pariant aux courses hippiques. C’est le jeu le moins taxé par l’État (15 %) et la part reversée aux turfistes est donc plus importante que dans les autres paris de la gamme du PMU qui sont souvent taxés à plus de 30 %. En misant sur des jeux de combinaisons, vous avez donc déjà perdu un tiers de votre mise avant même que la course n’ait eu lieu.
Et puis, force est de reconnaître qu’il est plus facile de trouver un cheval gagnant que de trouver les cinq numéros gagnants dans l’ordre d’une course support du Tiercé Quarté Quinté+. À la limite, faites juste un quinté en champ réduit que vous sentez bien et un autre avec Pariez Spot, mais ne vous acharnez pas sur ce jeu. Vous ne perdrez pas votre temps et votre argent avec ce type de pari sur le long terme.
2 – Ne pas jouer systématiquement les jockeys ou drivers les plus connus
Autre chose à savoir : parier aveuglément sur les pilotes les plus connus n’est pas très intéressant et vous conduira inéluctablement à votre perte. En effet, tous les drivers célèbres comme Jean-Michel Bazire, Éric Raffin (le sulky d’or en titre) ou Franck Nivard drivent souvent les chevaux les plus joués. Ils sont donc régulièrement favoris du Quinté du jour ou de la course PMU à laquelle ils participent.
Si vous pariez sur ces grands professionnels du trot, vous toucherez donc souvent le cheval gagnant mais avec un rapport assez faible à la clé. Vos gains ne couvriront donc jamais vos pertes sur le long terme, sauf gestion financière rigoureuse de vos mises. Cette stratégie de rendement financier, ce n’est pas la façon de voir les choses sur Fréquence Turf.
3 – Bien étudier les performances des chevaux et croiser les lignes
Selon FT, la manière de jouer la plus rentable est de faire correctement le papier et de ne pas suivre aveuglément les favoris des pronostics gratuits de la presse PMU. Cela permet de dénicher des outsiders spéculatifs ou des tocards qui s’élancent à une cote intéressante. Pour cela, il faut bien garder à l’esprit que la cote est un espoir de gain et non un indicateur des chances du cheval. Le jeu au PMU est, en effet, un pari mutuel où l’argent des turfistes perdants atterrit dans la poche des gagnants. Heureusement, les parieurs se trompent parfois en jouant aveuglément des favoris bancals. Il est donc possible de toucher de beaux rapports PMU en établissant un meilleur pronostic hippique que les autres parieurs.
Pour bien parier sur les courses PMU, il faut aussi étudier les lignes entre les chevaux. Cela signifie qu’il faut croiser les performances de chaque cheval avec celles d’un autre concurrent. On peut ainsi retrouver des adversaires communs et c’est souvent très instructif pour établir la valeur d’un concurrent par rapport à un adversaire. Si, lorsque vous analysez la course, vous vous apercevez que votre cheval a lutté avec un concurrent qui est monté de catégorie par la suite, c’est qu’il a, en théorie, lui aussi de l’argent à prendre. On dit qu’il est en retard de gains. Cela vaut surtout pour les jeunes chevaux. Cela est également vrai pour les chevaux plus vieux qui ont connu une longue absence en raison de problèmes de santé ou par la volonté de l’entraîneur.
Lorsque vous étudiez la course, tenez compte des chevaux que votre cheval a battus. On appelle cela des lignes gagnantes. Si votre cheval termine loin derrière un crack en étant cravaché pour garder sa place, cela n’est pas très significatif.
Méfiez-vous aussi de certaines performances provinciales. Les lignes provenant de courses de province sont parfois trompeuses pour l’hippodrome de Vincennes car le rythme des courses y est beaucoup plus sélectif et les chevaux peuvent être surpris. La montée de la grande piste peut aussi ne pas leur convenir. Il faut donc privilégier les trotteurs ayant prouvé leur aptitude au parcours.
4 – Suivre les résultats des chevaux
Au turf, il n’y a pas de méthode turf infaillible, ni de carré magique, ni de système miracle pour trouver le cheval gagnant et faire du bénéfice en jouant au PMU. Le pronostiqueur hippique qui le prétend est un imposteur. La réussite de vos paris hippiques dépendra en grande partie de la chance que vous aurez et du temps que vous pourrez consacrer à l’analyse des performances des chevaux. Il vous faudra aussi comprendre les raisons des échecs et des succès du cheval sur lequel vous avez parié. Cela implique de consulter régulièrement le résultat du Quinté et des autres courses.
5 – Dans les courses avec peu de partants
Pour gagner dans les courses de trot attelé avec peu de partants, il faut souvent privilégier les chevaux capables d’aller de l’avant car on assiste souvent à des courses bloquées se jouant sur un sprint dans la dernière ligne droite. Comme il n’y a pas eu de rythme durant la course, tous les concurrents ont gardé des ressources pour finir et, comme ils ont pris de l’avance, les chevaux en tête du peloton sont avantagés dans ce cas-là.
6 – Bien observer les canters et heats d’échauffement
Dans la mesure du possible, essayez de regarder les courses hippiques en direct soit sur votre ordinateur, soit sur votre smartphone, soit à la télé (Equidia). Durant les 6 minutes qui précèdent le départ de la course, vous pourrez ainsi assister aux heats, enregistrés 1 heure avant la course, et aux canters d’échauffement juste avant le départ. Ce sont 2 moments très importants dans une course au trot car cela permet de voir la souplesse et les allures du cheval sur lequel vous allez parier. Au trot, savoir observer les allures des chevaux est primordial pour gagner.
7 – Bien connaître les capacités et les aptitudes du cheval
Les chevaux les plus riches au trot rendent souvent 25 mètres, ce qui veut dire qu’ils dépassent le seuil des gains du premier poteau de départ. Le cheval s’élançant avec ce handicap va devoir trotter environ 8 dixièmes plus vite au kilomètre que son adversaire partant au premier échelon. Par exemple, si un cheval du premier poteau est capable de trotter dans la réduction kilométrique de 1’15″0, alors celui qui lui rend 25 mètres devra trotter moins de 1’14″2 pour le battre. Pour celui qui rend 50 mètres, il faut multiplier par deux : il devra donc trotter moins de 1’13″4 au kilomètre pour être le cheval gagnant de la course. En général, il faut être un immense champion pour arriver à rendre 50 mètres de nos jours car les trotteurs vont de plus en plus vite même dans les catégories intermédiaires.
Les chronos des trotteurs sont souvent révélateurs mais il faut accorder plus d’importance à ceux obtenus en allant de l’avant car un cheval caché dans le peloton fait moins d’efforts durant la course que celui qui est devant et fait le train. En gros, si votre trotteur possède un super chrono mais qu’il l’a obtenu dans un très bon lot où il a terminé à trente mètres de la tête après un parcours caché, cette performance ne veut pas dire grand-chose.
Attention aussi aux aptitudes. Un cheval tourne souvent mieux d’un côté que d’un autre. Certains trotteurs sont, en effet, plus à l’aise corde à droite et d’autres sont beaucoup plus performants corde à gauche. C’est donc un paramètre important à prendre en considération lors de l’étude de ses performances et il faut bien connaître les parcours des hippodromes avant de faire le papier.
Autre conseil important : tenez compte surtout des performances réalisées sur des hippodromes de référence. Certaines pistes, de par leur nature particulière, jouent, en effet, un rôle important dans la performance du cheval et il vaut mieux se fier à des résultats obtenus sur des tracés sélectifs où tous les chevaux ont les mêmes chances au départ.
Méthode importante à appliquer lors de l’étude des performances : tenez compte, dans un premier temps, des meilleurs résultats obtenus par votre cheval afin de bien établir son potentiel. Cela évitera de perdre votre temps sur un cheval qui n’en vaut pas le coup. Pondérez ensuite ce que vous avez constaté en lui trouvant des défauts ou des excuses.
8 – Bien connaître les spécificités de chaque hippodrome
Les pistes de chaque hippodrome comportent de nombreuses différences, à commencer par la corde. Certaines tournent, en effet, à droite et d’autres à gauche. Sur certains hippodromes, il est plus facile de revenir de l’arrière-garde. Sur d’autres, il vaut mieux jouer les chevaux qui vont de l’avant. Sachez que Fréquence Turf a réuni dans un index les principaux hippodromes français pour connaître les spécificités de chaque parcours. Pour le consulter, voilà le lien : https://frequence-turf.fr/les-hippodromes/.
9 – Miser sur la jeunesse
Les courses de jeunes chevaux sont parfois plus faciles à analyser car les écarts de valeur sont beaucoup plus importants entre les différents concurrents qui se présentent sous les ordres du starter. Le papier y est ainsi plus limpide. On peut, en effet, trouver en début de carrière des chevaux de Critérium ou de Groupe affrontant de futures vedettes des courses PMU à réclamer ou de province. Toujours dans la catégorie des jeunes trotteurs, si vous constatez qu’un cheval effectue sa rentrée, ne soyez pas effrayé à l’idée de parier sur ses chances. Les poulains et les pouliches sont des animaux qui se préparent, en général, assez vite et il arrive souvent qu’ils fassent une bonne valeur dès leur retour à la compétition.
Dans les courses intergénérations réservées aux chevaux d’âge avec rendement de distance, privilégiez les candidatures des chevaux âgés de 6 ans qui s’élancent au premier poteau de départ. Dans les premiers mois où ils affrontent leurs aînés, ces trotteurs ont souvent disputé beaucoup moins de courses que les vieux chevaux qu’ils affrontent et ils ont encore un moral intact contrairement à leurs adversaires qui ont déjà livré de durs combats.
10 – Parier sur les meilleurs numéros à l’autostart
Dans les Tiercé Quarté Quinté+ et dans les courses PMU avec un départ à l’autostart, jouez les numéros de 2 à 6 car ils représentent les meilleures places. Cependant, si votre cheval démarre bien, n’hésitez pas à le jouer s’il s’élance avec un numéro plus près de la corde (1 ou 2 par exemple…). S’il est capable d’aller de l’avant et que le chrono lui donne un peu de marge, un numéro à l’extérieur ne sera pas forcément un désavantage non plus. Pour cela, il faut donc bien connaître la façon de courir du cheval et consulter ses performances antérieures.
11 – En région parisienne, jouer les drivers chevronnés
Certains drivers de province sont beaucoup moins à l’aise lors des courses PMU disputées en région parisienne. Souvent, ils ne parviennent pas à se faire respecter par les autres drivers dans le peloton. Quelle que soit la valeur de leur cheval, il faut rarement les prendre en base sur vos tickets de jeu. C’est encore plus vrai si la course se déroule sur la petite piste de Vincennes car les courses y sont toujours très tactiques et les meilleurs pilotes y font la loi.
12 – Miser sur les chevaux en retard de gains
Les chevaux en retard de gains sont ceux qui n’ont pas eu le temps de gagner l’argent qui correspond à leur valeur suite à des ennuis de santé ou à un arrêt volontaire de l’entourage afin de les déclasser. Ces trotteurs affrontent donc des concurrents souvent moins doués qu’eux. On peut les reconnaître facilement car ils ont moins de courses au compteur et gagnent généralement très facilement. Ils ont également une moyenne de gains plus élevée par course. Il faut aussi regarder leurs performances passées, les lignes et les chronos qu’ils affichaient précédemment.
13 – Miser sur les déferrés
Attention aux chevaux déferrés, surtout à ceux qui le sont des quatre pieds et surtout s’ils n’étaient pas déferrés lors de leurs précédentes sorties. Cela signifie souvent que l’entraîneur a visé la course et qu’il veut mettre toutes les chances de son côté ce jour-là.
Attention, l’inverse est également valable. S’il n’émet pas l’intention de déferrer alors que son cheval courait sans ses fers auparavant, c’est que cette épreuve n’est sûrement pas un objectif visé de longue date. Il courra donc gentiment sans doute en vue d’engagements futurs où l’entraîneur fera appel à un pilote pour driver son cheval.
À Vincennes, lorsque la piste est détrempée, les chevaux déferrés ont une meilleure réussite que les autres car le mâchefer leur colle moins aux pieds (effet ventouse).
14 – Prendre les chronos partiels
Attention aux notes trompeuses dans la phase finale. Les impressions visuelles doivent être pondérées par le chrono. Il arrive souvent que des chevaux en aient trop fait pendant le parcours et soient fatigués dans la ligne droite. Un cheval peut donner ainsi l’impression d’aller vite alors que ce sont les concurrents devant lui qui faiblissent. Il est donc souvent très parlant de prendre le dernier kilomètre d’une course, voire les 500 derniers mètres.
Prendre les chronos partiels est donc très intéressant et cela permet de bien analyser une course au trot. Attention cependant à tenir compte du rythme de la course. Les courses qui se sont déroulées à un train de sénateur pour se jouer sur un sprint dans la ligne droite ne sont pas très significatives car tous les chevaux ont gardé des ressources pour sprinter et cela, même les moins bons savent le faire. Il faut donc bien juger la course dans son ensemble et pas seulement sur la dernière portion.
15 – Jouer les trotteurs étrangers
Dans les épreuves européennes, il faut faire très attention aux chevaux étrangers qui viennent courir en France. Les allocations de courses dans leur pays sont bien moins élevées qu’en France et ils débutent souvent dans une catégorie qui ne correspond pas à leur réelle valeur. On dit qu’ils sont déclassés.
16 – Le cas des attentistes
Attention aux chevaux attentistes qui doivent courir à tout prix cachés dans le peloton pour donner leur pleine mesure, une tactique qui comporte beaucoup d’aléas. Il ne faut les prendre en base que s’ils sont en retard de gains et que leurs chronos partiels (tracking) leur donnent un peu de marge pour gagner.
17 – Jouer les chevaux ayant prouvé leur forme
Un cheval de base pour les jeux en champ réduit (tiercé, couplé ou trio) doit impérativement avoir affiché une forme correcte lors de ses dernières courses.
Attention aussi aux vieux trotteurs qui ont souvent perdu une partie de la valeur affichée durant leur jeunesse. En vieillissant, la forme prime souvent la classe.
N’éliminez jamais un cheval qui vient de gagner car sa forme est sûre. Parfois, il arrive que les chevaux s’améliorent en courant et ils peuvent encore afficher des progrès lors de leur prochaine course. On dit qu’ils sont sur la montante.
18 – Tenir compte des meilleurs résultats du cheval
Il faut toujours juger un cheval sur l’ensemble de sa carrière et mieux vaut donc s’attarder sur ses meilleures performances. Il faut ensuite pondérer tout cela avec des filtres objectifs comme la forme récente, la régularité, le talent du pilote, l’aptitude au parcours et l’intention de déferrer par exemple.
19 – Suivre des professionnels rentables mais peu connus du grand public
Certains entraîneurs très discrets sont rentables car ils savent bien préparer des chevaux pour des objectifs précis et ils ratent rarement leur cible lorsqu’ils présentent un cheval au départ d’une course. Comme ils sont peu connus du grand public, ils ne sont généralement pas très suivis par les parieurs mais seulement par quelques turfistes avertis, ce qui permet de toucher parfois de belles cotes. Eu égard à leur taux de réussite, vous serez rarement perdants en jouant régulièrement leurs chevaux.
20 – Attention aux entraîneurs qui se déplacent avec un seul cheval dans le camion
Certains entraîneurs n’hésitent pas à faire des kilomètres avec un seul cheval dans le camion : c’est souvent le signe que la course a été préparée de longue date. Si le cheval bénéficie en plus de la drive d’un pilote chevronné et qu’il est déferré, méfiez-vous-en particulièrement même si sa musique n’est pas très engageante à première vue.
Bien comprendre les courses de trot
Si vous êtes un turfiste débutant, voilà une vidéo qui devrait vous en apprendre plus sur les courses de trot.
3 sites de turf à connaître pour bien parier
1 – Letrot.com
C’est le site officiel des courses au trot en France : Société d’Encouragement à l’Elevage du Trotteur Français (SETF et non plus SECF). Il permet également de regarder en replay les courses qui se sont déroulées sur les hippodromes de trot en France. Un outil essentiel pour le pronostiqueur hippique ou le turfiste. Il s’avère très pratique quand on veut se faire une idée de la valeur d’un cheval et sur sa façon de courir. A noter qu’il propose aussi les données tracking pour les courses qui se déroulent sur l’hippodrome de Vincennes, Enghien, Caen et Cabourg. Un vrai progrès car les chronos partiels permettent vraiment d’analyser une course avec précision.
2 – Equidia
Il s’agit du site web officiel de la chaîne TV qui diffuse les courses pmu en France. Actualité des courses hippiques, pronostics des experts de la chaîne pour toutes les courses du jour dont la course servant de support du Quinté+, replay et diffusion en direct de toutes les courses PMU et PMH en France.
3 – Snai
Il s’agit du site officiel pour les courses hippiques en Italie. Les chevaux transalpins étant de plus en plus nombreux à venir courir dans l’hexagone notamment à Vincennes l’hiver, ce site web peut s’avérer très utile pour faire le papier sur les courses européennes ayant réuni des chevaux que l’on ne connaît pas encore en France.

A propos de l’auteur, Anthony Prioux
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